Le Panga : du poison dans votre assiette

Avez-vous déjà eu l’occasion de consommer du Panga ? Oui, ce poisson tellement sain qu’il est plébiscité par tous les nutritionnistes ayant pignon sur rue !  Vous êtes-vous jamais informées sur son histoire, sur ses conditions d’élevage, sur son alimentation, sur ses qualités nutritionnelles ?

Savez-vous qu’à chaque fois que vous mangez du Panga, vous consommez l’un des produits alimentaires les plus toxiques qui existent sur le marché. Généralement, cet aliment se présente sur les étales sous forme de filets. Rares sont les poissonniers qui en connaissent vraiment la forme initiale. En effet, c’est uniquement au Vietnam que ce poisson est vendu en entier. Ne vous êtes-vous jamais posés la question sur le pourquoi du comment ? Personnellement, j’ai déjà eu l’occasion de goûter à ce poisson tellement pratique à cuisiner, tellement diététique et tellement peu cher. Résultat des courses : le goût m’a semblé trop fade, la consistance douteuse. Mais je me suis dit que c’est le prix à payer pour un poisson aussi peu calorique.

C’est en tendant l’oreille que j’ai commencé à entrevoir des rumeurs aussi folles les unes que les autres. En effet, ce poisson serait une mutation génétique bourrée de produits toxiques et se nourrissant exclusivement de détritus. Pendant quelques secondes, je ne savais plus où donner de la tête et comment démêler le vrai du faux. Ce poisson est-il aussi horrible que le laissent supposer les on-dit ? Arrivé un moment, il faut faire appel à la logique et laisser la parole aux faits et aux autorités de la santé pour statuer si cet aliment est véritablement nocif…

En cherchant à en savoir plus sur cet aliment tellement populaire, j’ai découvert plusieurs informations qu’il serait intéressant de partager avec vous.

Premières sources d’inquiétude

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Savez-vous que le Panga fait partie des 10 poissons les plus vendus en France et constitue la première source de richesse du Vietnam (pays source) depuis 15 ans maintenant ? Ça n’a d’extraordinaire dans le sens où il ne coûte pas très cher et que beaucoup de nutritionnistes et de médecins le recommandent fortement. Pourtant, cette recommandation parait bien étrange quand on jette un coup d’œil sur l’alimentation des Pangas. En effet, ces poissons sont nourris essentiellement de croquettes constituées de graisses et de protéines de croissance. L’objectif : leur permettre d’atteindre une taille adulte en 6 mois seulement. Comme vous n’êtes pas sans le savoir, des résidus de ce régime alimentaire doivent certainement se retrouver dans nos assiettes. Ce qui constitue une première source d’inquiétude concernant son éventuelle toxicité. Surtout quand on apprend que ce poisson est servi dans la plupart des cantines d’écoles.

Ajoutez à cela les conditions d’élevage de ce poisson et le compte est bon. En effet, les Pangas sont :

  • soit élevés dans des cages immergées d’à peu près 7m50 de profondeur dans bassin (Mékong) au Vietnam où ils sont pratiquement immobilisés tellement l’espace est limité. Ces cages sont disposées sous de petites fermes flottantes au large du Mékong. Une fois la pêche faite, les poissons sont vendus aux exportateurs.
  • soit élevés dans de grandes exploitations qui disposent de leurs propres usines, réseaux d’exportation…

Selon un grand éleveur (importateur de Pangas dans plus de 30 pays), interrogé pour l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2, il y aurait plus de poissons dans le bassin Mékong que d’habitants dans tout le Vietnam (ils sont plus de 81 000 000 d’habitants). Outre ces conditions d’élevage déplorables, notez que le Mékong est situé dans une zone fortement polluée et riche en alluvion. Et c’est dans cette eau-là que grandit l’un des aliments les plus sains de la planète : le Panga.

Avant de se retrouver dans nos assiettes

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Une fois que le poisson Panga a atteint sa taille adulte, il est pêché du bassin puis transporté dans des usines où il doit être nettoyé, étêté, coupé en filets et cela en même pas 1 minute 30, le filet. Hallucinant, vous ne trouvez pas ? Attention le processus de nettoyage n’est pas encore fini : les filets de pangas doivent encore être trempés dans du polyphosphate pour qu’ils perdent leur goût (d’où la saveur très fade) et leur odeur. La raison de ce dernier processus est très simple selon les exportateur : ainsi débarrassé de sa saveur et de son odeur, l’aliment est plus vendeur et donc plus rentable.

Quelques jours plus tard, c’est sur les étales des poissonniers de 30 pays différents que se retrouvent ces filets de poissons. Dans ce même reportage réalisé par France 2, un poissonnier français révèle qu’il n’a aucune idée de la forme du poisson, il ne peut qu’émettre des suppositions selon la taille et la forme des filets qu’il vend sur le marché.

Autre élément inquiétant à signaler, la manière dont la reproduction du Panga est assurée au Vietnam. Naturellement, ce poisson doit remonter tout le long du Mékong jusqu’au Cambodge pour se reproduire. En captivité, les responsables des piscicultures administrent de l’urine de femme enceinte déshydratée pour déclencher le processus de ponte. Ce sont donc des hormones d’origine humaine qui ont permis de décupler l’exploitation du Panga en l’espace de 10 ans.

Ce qu’en disent les autorités

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Avec toutes ces données en main, pouvons-nous toujours être sûrs que le panga est bel et bien un poisson sain ? En tout cas, ça reste l’avis des médecins, des nutritionnistes et des autorités chargées de veiller aux respects des normes et de s’assurer de la non-pollution des piscicultures. En effet, selon les sources du parlement européen, les standards sont bien respectés dans les fermes d’élevage. De même que l’agence britannique des normes alimentaires qui assure que le Panga est sain et bon à manger.

Pourtant, plusieurs écoles du Pays Basque en Espagne ont décidé de supprimer le Panga des menus de cantine. Ajoutez à cela, les affirmations du représentant de WWF au Vietnam qui assure que les fermes sont obligées de déverser dans le Mékong d’énormes quantités d’antibiotiques pour contrer les maladies issues de la pollution. Ces médicaments peuvent forcément être retrouvés dans la chair du Panga puis dans notre corps après qu’on ait consommé ledit poisson. Un peu comme les hormones de croissance se trouvant dans le lait de vache.

Pour finir, nous vous invitons à regarder ce reportage très intéressant sur le Panga :

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