Se mettre à la place des autres… Jusqu’où ?

Dès la tendre enfance, les bébés ont tendance à réagir à leur environnement de manière naturelle, comme lorsqu’ils imitent quelqu’un qui sourit ou qui pleure. A partir de deux ans, ils commencent à ressentir de la sensibilité vis à vis de leur entourage. Ainsi, de façon spontanée, ils peuvent essayer de soulager un autre enfant qui pleure. Bien qu’à cet âge ils ne soient pas encore capables de comprendre ce mécanisme en eux, ils ne restent pas toujours indifférents aux autres en cas de détresse. L’empathie est un caractère inné en chacun de nous qui se développe avec la maturité. Elle se caractérise par le fait que nous soyons capables de partager les pensées et les émotions des autres comme si nous étions nous-mêmes à leur place. Si cela semble être une qualité dans certaines situations, dans d’autres cas, cela peut s’avérer être une occasion de chute dans d’autres circonstances.

Être bienveillant, oui. Mais jusqu’où doit-on partager les émotions des autres?

L’empathie sous plusieurs angles

Se mettre à la place des autres... Jusqu'où ? 3Dans son sens le plus courant, être empathique c’est le fait de reconnaître en l’autre notre semblable et être capable de lui apporter une assistance quelle qu’elle soit, en nous mettons à sa place. De façon plus élaborée, l’empathie se décline sous trois aspects distincts: la représentation cognitive, émotionnelle et compassionnelle.

La première consiste à se mettre à la place d’autrui, être à même de comprendre ses pensées et ses intentions. C’est se représenter et analyser les états mentaux des autres. En voyant quelqu’un qui se tient le ventre, on comprend aisément que cette personne est certainement affamée et a envie de manger.

La seconde est relative à la capacité de comprendre les émotions des autres. C’est une disposition d’esprit à ressentir la souffrance et la détresse des autres.

Enfin, l’empathie compassionnelle elle, en chapeautant la précédente amène un individu à vouloir venir en aide à l’autre.

Les pièges de l’empathie

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Dans son approche humaniste, Carl Rogers, psychologue de renom, définit l’empathie comme étant: «la capacité à saisir avec autant d’exactitude que possible les références internes et les composantes émotionnelles d’une personne, et les comportements comme si l’on était cette autre personne, mais cependant, sans jamais oublier le ‘comme si’»

La subtilité de l’empathie réside en ce qu’on puisse s’identifier à l’autre, à reconnaître sa souffrance, ce qu’il ressent et de le partager. En d’autre termes, cela pourrait être aussi appelé l’humanité. Être bienveillant, oui mais à condition de faire une distanciation entre les autres et nous. En toute chose l’excès est nuisible. Ressentir de l’empathie sans limite nous expose à des énergies négatives et nous empêche de réagir normalement. On s’expose à des surcharges émotionnelles qui nous détruisent avec le temps sans qu’on ne s’en aperçoive.

Certaines personnes peuvent profiter de notre sensibilité pour nous manipuler et nous faire du mal. En effet, transposer nos émotions à celles des autres nous poussent à porter pleinement leur détresse et leur souffrance. Résultat? On finit par être abusé ou on devient dépressif. Il faut être capable de faire la part des choses. J’aurai pu être à la place de cette autre personne mais je reste moi tout de même. Il n’est pas nécessaire qu’à vous seul vous portez toutes les souffrances du monde. Soyez bienveillant envers vos semblables mais uniquement dans la mesure du possible.

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